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Étude de cas: l’importateur

La découverte du commerce international a quelque chose de fascinant, de stimulant, mais parfois de décourageant. Si vous y apportez toute l’attention voulue et faites une utilisation avisée de l’aide et des ressources mises à votre disposition par votre banque et d’autres interlocuteurs, votre entreprise peut obtenir sa part du très florissant marché du commerce international.

Le cas de l’importateur :

Lucie Robert, propriétaire de Prêt-à-Porter Inc. (nom et société fictifs), a ouvert trois magasins de vêtements pour femmes dans une grande ville canadienne. En «magasinant» chez ses concurrents, elle repère des articles prometteurs produits en Chine. Elle achète une robe pour l’examiner de plus près : le vêtement est bien fait, dans un tissu de bonne qualité, les couleurs ne déteignent pas et la forme est originale. Elle se dit qu’elle aimerait vendre certains de ces articles dans ses magasins.

Après avoir téléphoné à l’attaché commercial de l’ambassade de Chine, Lucie entre en contact avec le délégué commercial local, qui lui fournit des détails sur le fabricant chinois. Lors de sa visite suivante, Lucie rencontre le fabricant et examine toute sa gamme de vêtements. Après s’être renseignée sur la réputation de l’entreprise auprès d'autres acteurs du secteur, elle passe à titre d’essai une commande d’un montant de 5 000 $ US; elle accepte de verser un acompte de 20 % sur réception de la facture par télécopie et règle le solde par virement bancaire dès qu'elle a la preuve que la marchandise a bien été expédiée.

Lucie traverse des moments de doute, l’expédition prenant un peu de retard. Une fois reçus, les vêtements se vendent bien et, lors de sa visite suivante à l’usine, Lucie passe une commande de 30 000 $ US. Cette fois-ci, elle juge plus sûr de payer par lettre de crédit irrévocable, et négocie avec le fabricant un contrat de vente assorti des conditions suivantes :

  • Paiement en dollars américains
  • Description et prix des marchandises détaillés (par lots)
  • Contrôle par sondage d’un article sur cinq par un agent d’inspection indépendant
  • Expédition CAF
  • Transport par mer avant une date limite convenue
  • Paiement par lettre de change à «30 jours à vue»

L’opération se déroule de la manière suivante :

Avec l’aide de son banquier, épaulée par la division Financement du commerce de la banque, Lucie établit une lettre de crédit de 30 000$, stipulant les conditions convenues avec le fabricant. (Elle dispose d’une ligne de crédit d’exploitation garantie auprès de la banque qui lui permet d’émettre des lettres de crédit.)

La banque de Lucie transmet la lettre de crédit au fabricant par l'intermédiaire de la banque chinoise de ce dernier.

Le moment venu, la banque de Lucie reçoit de la part de la banque du fabricant les documents stipulés, dont la facture commerciale, la lettre de change, la lettre de connaissement maritime, le certificat d’inspection (confirmant que la marchandise a été inspectée pour le compte de Lucie par un agent indépendant), le bordereau d’expédition et la facture douanière.

La banque de Lucie s’assure que les documents sont bien conformes à la lettre de crédit.

Lucie est avertie de l’arrivée des marchandises. Elle présente les documents prescrits au port de livraison et prend possession des marchandises.

Le moment venu, la banque de Lucie débite son compte et envoie le montant du règlement à la banque en Chine.

Lucie est très satisfaite et passe d’autres commandes dans les mêmes conditions.

l’exportateur

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